6.06.2010

Pauvres enfants

Non mais...sont pas déjà assez malades comme ça, les pauvres enfants?

Voir ça et mourir, ou plutôt guérir spontanément pour éviter la honte d'être associé à une prestation aussi douteuse: Alain Dumas, Normand Brathwaite, Joël Legendre (déguisé en chic souvenir de Wendake) et Louis-George Girard (quisséçadéjà?) en tentative de Village People post-moderne...qui réussissent à rater une reprise de YMCA, tsé, la SEULE chanson que TOUT le monde assure avec + ou - de succès dans mariages, party retrouvailles ou tournois de quilles de nuit.

On rit, on rit... Attention, faudrait pas se m'éprendre sur mes intentions: je ne me moque pas des enfants malades ni de la démarche téléthon ou de la bonne volonté des gens qui s'y impliquent.

Mais...est-ce que la bonne volonté suffit? Je veux dire, sous prétexte qu'une démarche est noble, est-ce que c'est automatiquement proscrit d'en rire? Surtout...est-ce que caractère "bénéfice" excuse le FAIL?

Le soleil de l'opération tapait fort hier nuit.

Minuit: Je termine mon gin tonic (au pluriel) et je me frictionne avec de l'alcool 40 % pour un effet maximal.

Minuit cinq: Alex Perron, en coulisses de l'Opération Enfant Soleil (#OES), témoigne sur twitter de sa tentative de trouver qqch de compromettant dans les affaires de Marie-Eve Janvier.

Minuit dix: Marie-Ève Janvier est parfaite. Forme un couple parfait avec Jean François Breau.

Minuit quinze: Martin Stevens. MARTIN STEVENS apparaît sur scène. En même temps, toujours sur twitter, Stephane E Roy annonce qu'il a crevé, ses pneus..., et que des tweets c'est pas aussi réconfortant que la présence de qqun quand on attend le gars du CAA. Stéphane se fait rassurant "n'appelez pas le 911, je suis dans le stationnement du Imax."

Minuit seize: J'appelle quand même le 911, pas pour Stéphane, pour Martin Stevens: ça prend une intervention pour sauver ce gars-là de son linge et de sa coupe de cheveux. Entendre live Love Is In The Air valait-il vraiment l'effort d'avoir sorti ce gars-là du sous-sol luminou du Funkytown?

Minuit vingt: Isabelle Cyr, Martin Stevens...Perm is in the air.

Minuit trente: Donald Lautrec. Patsy Gallant. C'est officiel. C'est la revanche des hasbeen. D'après moi, le téléthon les a à un prix de groupe. Johanne Blouin vient en bonus.

Minuit quarante: Vieux footage de ces-chanteurs-devenus-des-stars qui ont déjà foulé les planches de l'OES. Véronique Claveau. Maxime Landry. Hasbeen et neverbeen: le dosage parfait. «Wow, nous on les a découverts AVANT tout le monde.Quin. Dans les dents.» Euh...non. Stéphane E. Roy est toujours ds le parking du Imax, on soupçonne le gars du CAA de prendre son temps en de huiler sa moustache.

Une heure AM: OMG! YMCA! Alain Dumas (tsé déjà-là...), Joël Legendre, Louis-George Girard et Normand Brathwaite en Village People. Méga, méga, méga FAIL. Pour ceux qui se posaient encore la question: non, c'est pas vrai que c'est juste l'intention qui compte.

Une heure cinq: Clodine Prévost et Alex Perron ont le même coiffeur.

Une heure dix: Martin Fontaine fait la prestation de sa vie avec les Porn Flakes. SA VIE. Faudrait peut-être lui dire qu'il chante 1) Dans un téléthon 2) La nuit. Son Elvis manque définitivement d'ironie.

Une heure quinze: Ça suffit, là, le Elvis incandescent. Stephane E. Roy va attendre longtemps le gars du CAA. Paraît que lui et Martin Fontaine c'est la même personne.

Une heure trente: Une madame orange à l'écran. Elle et Éric Salvail ont étrangement le même tan.

Une heure trente cinq: À louer, un beau 4 et demi chauffé/éclairé dans le toupet de Lulu Hughes.

Une heure quarante six: Je ferais bien une joke sur Patrick Bourgeois mais j'aurais l'impression d'être dans les années 80. Trop de hasbeen sur la même scène, c'est comme trop de spray tan, ça laisse des stigmates.

Une heure cinquante: Je fais une overdose des fautes de participe passé sur Twitter. OVERDOSE. Les SI mangent les RAIT, ou RAIS, ou RAIENT. OK?

Une heure cinquante cinq: Martine St-Clair se trompe dans sa propre pièce d'anthologie. Ce soir l'amour est dans tes yeux. J'ai encore envie d'appeler le 911 La chanteuse fait un come-back, la seule chanson qu'on lui demande de bien chanter, c'est elle, de Pour le plaisir à Bons baisers de France en passant par OES...et elle rate?

Deux heures AM: Alex Perron et Clodine Prévost chantent en duo, mais pas la même toune on dirait. Bon, prise deux: Alex et Clodine reprennent la chanson. Misère. On a l'impression d'assister à une réincarnation du malaise de la famille Dion à On n'a pas toute la soirée.

Deux heures cinq: J'ai vécu des moments plus dignes dans un bar karaoke de Rosemont.

Deux heures vingt cinq: J'ai beau essayer de me concentrer sur sa performance et l'apprécier, je décroche pas de sa tête. Est-ce que le prof d'éduc qui chante avec les Porn Flakes enfile son casque avec une machine pour les sacs sous vide? C'est ça ou bien il utilise la technologie des sacs de rangement avec aspirateurs vendus à la boutique TVA pour entreposer oreillers et couettes de lit.

Deux heures trente: Où est IMA ?

Bon, l'histoire ne dit pas si le garagiste moustachu en chienne du CAA a secouru Stephane E Roy. Reste que c'est bien triste que qu'on en soit rendu à une 23e édition de l'OES...Parce que, en y pensant bien, dans une système de santé publique comme le nôtre, c'est un brin utopique qu'un tel événement de financement soit devenu essentiel au maintient de la qualité des soins offerts aux enfants.

Alors, je reviens à ma question du départ: sous prétexte qu'une démarche est noble, est-ce que c'est automatiquement proscrit d'en rire? En fait, dans le cas qui nous intéresse, ce n'est pas tant la bonne volonté qui gêne quand vient le temps de rire du téléthon, mais davantage la tristesse de la situation, soit que sans OES notre société n'aurait pas les moyens de soigner adéquatement ses touts petits.

Pauvres enfants.

*Ajout: Opération Enfant Soleil a terminé sa 23e édition avec 17 007 968 $ en dons.


6.02.2010

Scarlett

Ai-je mentionné que j'avais un chien?

«Une» plus précisément. Scarlett. Un coton de Tuléar, comme un bichon mais vraiment plus hot, qui a de la famille chez les grands de ce monde. Barbra Streisand, pour ne pas la nommer, possède un cabot du clan prénommé Sammy. La cousine de mon chien en fait. On la voit en vedette dans cette vidéo. Je la partage, parce que....c'est trop cute et qu'en lock-out, on a le droit de s'accrocher à ce genre de lubie.


N'empêche. J'ai beau être gaga de mon chien, son comportement m'échappe parfois. Comme cette tendance à s'auto-lécher. Passionnément... Est-ce la norme? Ou Scarlett trouve le moyen de faire passer son penchant pour l'auto-plaisir...en zèle de propreté?

Cliquez ICI pr voir la vidéo (pas la vidéo de Scarlett qui se lèche...la vidéo de sa cousine qui chante avec Barbra!)

5.31.2010

Céline en danger


Il y a toujours des risques à la procréation assistée...

Trois pieds


J'arrive de ma marche avec chose-là, Scarlett. Ma chienne. Je me sens en vie quand je la promène et que j'entre par infraction dans les commerces qui affichent une interdiction canine. Le même genre de sentiment m'habite quand je m'aventure à me parker au Métro pour aller chercher des cossins aux Pharmaprix. Ou que je déclare une bouteille de vin à moitié bue aux douanes quand en fait, j'ai deux bouteilles de Grand Marnier. Et des homards vivants.

Je sais, c'est bien peu pour se sentir en vie. Mais...le gars du Couche-Tard a quand même trouvé le moyen de me gâcher mon thrill, aussi minable soit-il, en me disant sur le ton le plus gentil du monde que je pouvais la laisser par terre. Scarlett, je parle. «Je peux pas...j'ai pas trop le contrôle, elle a un penchant incontrôlable pour les sucreries et elle est cleptomane.»

À vrai dire, j'avais espoir que Scarlett fasse diversion assez pour que personne ne remarque ce que j'étais entrain d'acheter: une QUILLE de Corona. Une quille de bière...ça fait «j'ai 14 ans et je m'en vais me saouler au Bois de Coulonge à Sillery». Autrement, tu es un Inuit et tu te tiens au parc devant le AMC et le Children à Montréal. Parce que, vraiment, qui achète des quilles? Franchement? Moi apparemment...question pratique: c'est plus ergonomique et discret qu'une caisse de six dans une sacoche quand tu promènes ton chien. Quoique j'aurais toujours pu dire que c'était ses achats à elle...

La morale de mon histoire? Il n'y en a pas. À part qu'il est vrai qu'une quille de Corona, c'est effectivement subtil dans une sacoche. Aussi subtil qu'un SCAB au Journal de Montréal. Et là...facile de me voir venir : j'ai le droit de parler de mon conflit de travail parce que Céline a fait la UNE du Gournal de Mourial. Une promesse que j'ai vaguement faite en février... Comme Lazare au contact de Jésus, la Commission des relations de travail a ouvert les yeux et reconnu que le quotidien avait usé des services d'un briseur de grève cet automne en la personne de Sylvain Prevate. Un ancien collègue à moi, très estimé, qui a d'abord fait carrière au Échos Vedettes avant de joindre les rangs du JDM un certain été ou j'ai moins même été embauchée là-bas. Fervent syndicaliste (c'était tjs lui qui insistait pr qu'on assiste aux assemblées-sandwich-pas-de-croûtes), il est devenu un bon patron au ICI avant que la mort de cet hebdo papier et le lock-out qui nous occupe ne le plonge dans une situation...euh...bizarre, et qu'au final, il se fasse prendre à être briseur de grève.

Être briseur de grève, c'est illégal au Québec. C'est une infraction à la loi, comme de rouler 200 km/h dans une zone de 50. Ou de voler des gants dans un LaBaie. Pourtant, personne ne se pose la question, comment se fait-il que le JDM, en lock-out, dépourvu de ses 253 artisans, puisse publier comme si de rien n'était? Ou de s'y confier comme si de rien n'était...comme Céline et René aujourd'hui, avec leurs confidences sur les jumeaux en devenir.

À chacun de faire ses règlements donc! Alors, dorénavant, si une bitcherie sur soi en permet cinq sur autrui, nous pouvons désormais bitcher sans réserve les personnalités dans les événements mondains. Dans un rayon minimum de trois pieds, cela dit. Pour suivre l'exemple des grands de ce monde avec les Inuits et leurs quilles de bière dans le parc de l'ancien Forum ou l'attitude de nos leaders politiques et artistiques avec le JDM, on se donne un certain lousse pour faire semblant que ça n'existe pas...




5.30.2010

Feu


Je pourrais inventer une tonne d'excuses pour expliquer mon absence des deux derniers mois. Kidnapping, amputation des mains, BigBrother (oui...tsé, ça passait sur V...)...

Mais, je relis mes posts passés, et je constate que je passe mon temps à m'excuser de m'absenter. La vérité, c'est que 1) Un blogue, c'est comme un ami. Plus le temps passe, moins on se parle, plus c'est gênant de s'appeler et moins les prétextes de se recontacter se font crédibles. 2) J'ai trouvé le pré-texte en or. Ça ma coûté un joli 1300 $, une bouteille de pinot-gris et une nuit à drunk tweeter.

Mon vieux Dell a pris en feu. Si, si!

J'en ai encore l'estampe sur ma jupe. Nouvel ordi, nouveau départ, nouvelle vie. D'autant plus que mon MacBook tout neuf, ben...j'ai la prétention de dire qu'il est magique. D'abord, il entre dans ma sacoche, puis, il aime le rose. Il semble aussi avoir une complicité avec mon chien, qui n'a pas tenté de le ronger...encore (ai-je besoin de vraiment raconter comment le feu a pogné ds mon vieux Dell ?) Bref, le compagnon parfait.

Tellement qu'à l'achat, il venait avec une amie: une imprimante/fax/scanner/laveuse/secheuse/aspirateur de mucosités. «On arrête pas le progrès», m'a écrit Paquit le chameau, un ami qui m'a assisté dans mon installation techno-poche de ma nouvelle amie.

- Si ça continue comme ça, ils vont envoyer des hommes sur la Lune, a-t-il ironiquement ajouté.
- Ça serait l'fun, hein? Des hommes sur la lune...moi je sortirais ma tv dehors pour assister à ça, live!, que j'ai répliqué.

Quand ton ami t'explique que tu devrais avoir deux fils, un pour le courant et l'autre, USB, dont l'embout est plat, environ 1 cm de large par .4 d'épais,
supposé faire le lien entre ton Mac et ton imprimante, c'est que tu es vraiment la sous-base des «installateuses». Moi, tout ce que j'avais retenu du livret explicatif, c'est d'éviter d'avoir les doigts humides quand je manipulais la bête. Et aussi de ne pas la promener sous l'orage. Devant le «Printer error as occur» qui persistait à s'afficher sur l'imprimante, et mon Paquit qui me demandait si j'avais pesé sur «On»...ben j'ai réalisé que j'avais pas enlevé le styromousse protecteur du dedans la machine.

Bon, alors, je sais que ce n'est pas suffisant comme histoire pour me mériter une place ds le train de Josélito, mais c'était tu un assez beau prétexte pour reprendre du service ici?

4.01.2010

État policier

En revenant du gym...ben je me suis perdue.

Perdue, j'ai marché, longtemps, longtemps...j'ai même fréquenté des ruelles et du gagner ma vie entre le Plateau, le Mile-End et Côte-des-Neiges.
Ce qui explique mon absence prolongée...j'étais entrain de revenir du gym, mais lentement. L-E-N-T-E-M-E-N-T...De toute façon, je n'aurais pas eu le moyen de m'employer/payer, ni même de m'exploiter durant cette période. J'ai découvert l'existence d'une très belle initiative de ma banque qui s'appelle "limite de découvert". Je croyais à tort que la police des chèques sans fonds nous envoyait les huissiers dans le cas d'un chèque au proprio qui dépassait notre budget du mois. Ben non, rien.
Magnifique, hein? La banque, l'agent de la SQ qui nous fait un deal, le joli policier de CDN qui ferme les yeux sur ma conduite dangereuse avec cellulaire...Après des aventures heureuses comme ça, mon cynisme était tellement en érosion que j'ai même eu la réflexion «Au moins y a encore des gens qui prennent leur job à coeur» après m'être fait coller deux tickets de parking le même jour.
C'était sans tenir compte de la chimie et de son principe rien ne se perd, rien ne se crée. Forcément, si mes polices ont fait preuve de jugement, c'est qu'elles l'avaient volé quelque part et je soupçonne que le crime a eu lieu à mon épicerie. Après avoir subit les cris du vieux fou du parking parce que je faisais un saut à la pharmacie avant de faire mon marché (un mardi am!) et la morale du caissier qui a compté mes achats sur ma facture pour être certain que je respectais la règle des 8 articles et moins, ben, j'me dis "Métro, profession épicier" c'est un très mauvais choix de carrière quand tu as l'instinct de la Gestapo.

Je décharge mon panier sur le tapis roulant de la caisse. Une grosse commande, la fille est forcée d'activer le mécanisme. J'en ai pour au moins 100 $. J'ai même acheté des oeufs et du pop-corn à la lime...ainsi qu'un 7jours. Ça passe toujours mieux/inaperçu dans une grosse épicerie. Le tapis est plein, et mon panier vide. Sont comme...des vases communicants. «Êtes-vous certaine qu'il ne reste plus rien dans votre charriot?» me demande la caissière. «Quoi?» Je lui fais répéter, j'y crois pas. «Quoi? Vous dites?» J'avais bien entendu. Le sous texte surtout «Ma grosse madame, es-tu en train de me voler la?». Le panier, en grillage, est vide. Tsé comme dans je vois a travers?

Je pense qu'elle avait sérieusement un problème de vision, la pauvre. Parce que, au moment de payer, elle regarde ma signature sur ma carte de crédit, celle sur la facture, sur ma carte, sur le papier...et conclut «Non, je regrette, ce n'est pas la bonne signature.» Pardon? Toi, tu penses vraiment que si je volais une Mastercard, j'irai prendre le risque de clencher du cash à coup de jus d'orange, laitue iceberg et pizzas congelées cheap? Ben comme si ça faisait preuve de tout, j'ai proposé de reprendre la signature...en copiant celle sur la carte. Un succès. Vif.

Je me demande quel autre genre de directives débiles comme ca les patrons de cette pauvre fille payée au salaire minimum lui ont faite. Du zèle à 9,50 l'heure. Ça doit pouvoir se corrompre facilement hein?