10.16.2012

D'une amie à une autre

Drôle quand un ami te permet d'écrire sur une amie...
Encore une fois, RueRezzonico.com m'a permis d'exercer ma plume, c'était mardi dernier lors du lancement de La Célibataire d'India Desjardins. Y'avait du monde... beaucoup. Le Edgar était plein, avec des chips partout sur les tables (je le souligne parce que ... j'en ai mangé, des Doritos surtout. Damn it!)
Je précise pour les ceuzes qui regardaient ma grosse sacoche: non, Scarlett n'était pas cachée dans sa burqa dans mon sac...
Voici le texte original à propos de ce nouvel ouvrage tel que paru sur la RueRezzo...



India Desjardins: de l'adolescence à l'âge adulte en mode BD. 

Faire œuvre utile de son célibat, c’est un peu encourager l’industrie des plats congelés. C’est parfois permettre à sa mère d’avoir encore le privilège de faire son lavage. C’est aussi subventionner le bar du coin à coup de gin soda (moins calorifique que le gin tonic). Mais, faire œuvre utile de son célibat, c’est surtout permettre à des milliers de célibataires d’avoir un rendez-vous galant qui ne sera pas décevant (enfin!) en transposant son expérience dans un bouquin.
Par Pascale Lévesque
C’est l’idée de l’auteur India Desjardins qui offre à ses lectrices et lecteurs, La célibataire, une bande dessinée réalisée en collaboration avec l’illustratrice française Magalie Foutrier et publiée aux éditions Michel Lafon, la même maison qui publie sa série jeunesse en France.
Un beau projet qui permet à « l’adulescente » créatrice du Journal d’Aurélie Laflammede passer à l’âge adulte un an après avoir lancé le huitième et dernier tome des aventures de son héroïne.
C’est elle qui le disait, mardi, lors du lancement québécois de sa première BD dans un bar du plateau Mont-Royal qui fut un temps le repère de professionnels du célibat : c’est l’occasion pour ses lectrices qui ont vieilli de connaître la jeune femme de 36 ans sous un nouvel angle.
Nouveau public
C’était aussi l’occasion pour ses nombreuses amies rassemblées pour ce 5 à 7 de retrouver leur comparse à l’humour fin, qui comme toute les amies, a le talent pour faire une lecture précise de la situation… quand cette situation concerne autrui.
« Avant, je m’adressais aux ados. Je suis contente parce que certains de mes amis qui ne lisaient pas mes livres auront envie de lire ma BD, simplement parce que ce personnage de célibataire ira toucher des gens de tout âge », précise-t-elle.
La différence, cette fois, c’est que les scénarios s’imposaient d’eux-mêmes. Mais n’allez pas croire que l’auteur fait du célibat une profession.

« Règle générale, je suis inspirée par des histoires et ça se pourrait très bien qu’un jour un autre personnage de 14 ans fasse apparition dans ma tête et revive dans un roman ou dans un film. Le fait que je sois célibataire, ça me donne des petites idées sans que j’aie à me forcer pour être inspirée. Je ne me suis pas assise tous les matins avec une discipline à créer un autre univers. C’est venu comme ça » précise-t-elle.
N’empêche, avec ce bouquin ludique qui lui a demandé deux ans et demi de travail entre Paris et Montréal, l’écrivaine reprend ce rôle de grande sœur bienveillante auprès du lectorat.
Dédramatiser la situation
Curieusement, après avoir aidé – ici comme en France – des millions d’adolescentes à apprivoiser l’école secondaire grâce à Aurélie, c’est comme si elle prenait le relais avec cette BD en permettant à toutes celles qui vivent le célibat de dédramatiser la situation. De la prendre avec légèreté, voire même à en tirer profit. Après tout, si l’école secondaire, ce n’est pas si pire que ça, c’est aussi possible d’apprécier le célibat!
Sinon, comment India Desjardins aurait-elle pu – dans son allocution au lancement – remercier à la blague son ex-copain pour leur rupture si inspirante.
« Merci Simon, pour la garde partagée de notre créativité. Merci de m’aider quand je manque d’inspiration, de croire en mes projets. Toi et moi on est comme Jean-François Breau et Marie-Ève Janvier, mais à l’envers. Nous, ce n’est pas notre amour qui nous inspire, mais c’est notre séparation! »
La célibataire est universelle, désorganisée, catastrophique dans sa recherche de l’amour et dans sa façon de faire regretter à l’Ex de l’avoir quittée en s’empiffrrant de crème glacée… Malgré tout,  la célibataire reste maître dans l’art de remettre le tout en perspective.
Mais surtout, elle a cette aptitude à continuer de foncer et à s’accomplir avant de choisir celui qui aura le privilège de partager cette liberté avec elle. C’est la grande sage, Diana Ross, qui le chantait, après tout : « You can’t hurry love. You just have to wait ». Et à voir comment La célibataire s’éclate, on comprend que ce qu’India Desjardins nous dit, c’est que l’attente n’est pas si pénible que ça.
—-
- La célibataire, par India Desjardins et Magalie Foutrier, aux éditions Michel Lafon. 

Kavanagh

Je participe au blogue de mon ami Philippe Rezzonico. Journaliste culturel émérite qui a décidé de rester dans la rue même si le lock-out qui nous affectait était terminé.
Quelle rue déjà? www.RueRezzonico.com

Voici le mon compte-rendu / critique du spectacle d'Anthony Kavanagh publié sur ce site web il y a quelques semaines.

Anthony Kavanagh joue à domicile: entre l’ovation et le banc des punitions
Anthony Kavanagh en avait des choses à dire, jeudi, lors de la première montréalaise de son spectacle Anthony Kavanagh joue à domicile. Des choses amusantes, des bonnes et parfois des moins bonnes… Pas de quoi faire honte toutefois à Gregory Charles, Corneille ou Luck Mervil avec qui le public aurait pu un jour le confondre, comme il se plait à lancer à la blague. N’empêche, si ce One man show semble plus de son temps que l’était le précédent, il souffre quand même d’un certain décalage.
Par Pascale Lévesque
Pour Joue à domicile, Kavanagh a mis les efforts pour de ne pas répéter l’erreur deAnthonyKavanagh.com, présenté en 2008, alors qu’il avait adapté son matériel français pour le Québec. Le résultat est supérieur et, dans l’ensemble, une fois le rideau tombé après les quatre chansons faites en rappel par l’humoriste, on a le sentiment d’avoir passé une très agréable soirée.
D’emblée, l’humoriste est heureux d’être là, sur scène, à partager avec son public de Montréal. Sentiment qui émane d’autant plus lorsqu’il se met à improviser et à faire toutes sortes de digressions pour alimenter la foule qui en redemande. C’est particulièrement vrai dans ce numéro où il filme la salle avec son téléphone cellulaire, prétexte à conserver un souvenir vidéo de cette première.
C’est sans doute cette attitude qui lui sied le mieux, tout comme le découpage du spectacle, clairement structuré en une dizaine de numéros. Mais lorsqu’on s’attarde à ceux-ci, aux textes et sa livraison, ce qu’on a vu jeudi est loin d’être une œuvre achevée.
Soit Kavanagh tente quelque chose d’original et perd sa fluidité habituelle lorsqu’il livre son texte, comme en font foi cette excellente introduction où il se met constamment les pieds dans les plats en insultant maladroitement tout ce qui bouge sur terre, ou encore cette tentative très drôle d’expliquer la gauche, la droite et le centre… Soit il nous en met plein la vue en misant sur des clichés et du déjà-vu. Que doit-on privilégier? L’efficacité au détriment de la profondeur? Ou un discours politisé et des exercices de style au détriment de la livraison?
Les cibles féminines
Chose certaine, il est regrettable d’avoir choisi de parsemer ce spectacle de gags faciles, voire même complaisants avec le public, taquinant des cibles qui sont récurrentes en humour et qui font rire à coup sûr. Rien de mal si l’objectif est atteint, mais pourquoi s’en contenter?  Ce décalage est particulièrement agaçant lorsque Kavanagh prend les femmes comme cible, multipliant les références usées, superficielles et à la limite sexistes.
La femme qui peine à suivre un GPS, Michèle Richard qui se laisser aller sur un tapis, une allusion au physique imposant de Marie-France Bazzo et autres comparaisons peu flatteuses aux endroits de Pauline Marois et Françoise David ne sont que quelques exemples de ces blagues agaçantes.
Blagues faites sans aucun doute sans malice par l’humoriste, mais c’est justement ce qui dérange le plus. Le fait que ce soit si naturel de traiter les femmes de « nounounes » ou de folles, qu’on ne désamorce jamais, qu’on ne s’attarde pas à rire des réels travers féminins en 2012, mais qu’on se moque plutôt de ce qu’on a toujours présumé (ou imaginé) être ces travers typiquement féminins. En d’autres mots, si tu t’arranges pour rire des filles, ne te contente pas de le faire en running gag, fais-le en profondeur à propos de quelque chose de vrai.
À la lumière de son discours, on pourrait croire que Kavanagh est peut-être trop imprégné de la culture européenne pour être capable de faire une lecture juste de l’évolution dans le comportement des hommes et des femmes du Québec. À l’épicerie, notamment, où, comme le suggère l’humoriste tout un numéro durant, les hommes deviennent semblables à des zombies tellement ils ne savent pas s’y retrouver (sauf dans le frigo à bière, bien sûr, où les femmes sont complètement perdues). Vraiment?  Si c’est la réalité, devons-nous assumer que Ricardo, Louis-François Marcotte, le « Cuisinier rebelle », Stefano Faïta et Daniel Vézina aiment se faire violence?
L’humour gestuel
Dramatique? Non, mais il est normal d’être un peu déçu par les quelques blagues racoleuses qui parsèment cette performance d’une heure et demie sans entracte. Et cela, même si on comprend que ces amorces étaient souvent prétextes à Kavanagh de faire ce qu’il fait de mieux : soit de s’en donner à cœur joie dans l’humour physique et sonore en donnant vie à des personnages de toutes sortes. Le tout, d’ailleurs, judicieusement intégré à ses numéros de stand-up.
Kavanagh offre ici une réelle tentative de renouvellement sauf que le mouvement n’est pas complètement achevé. Il y a beaucoup de bonnes idées qui méritaient d’être développées plus avant, mais qui sont restées en plan ou qui ont été mal bouclées. L’humoriste est au sommet de son art au plan de sa forme, mais son contenu reste à peaufiner.
Cela étant dit, les fans de Kavanagh ne seront pas déçus de le retrouver avec ses mimiques délirantes et son talent pour le bruitage, ne serait-ce que parce qu’il a le don de faire corps avec la foule, d’être généreux et qu’il s’amuse délibérément avec elle.
Anthony Kavanagh joue à domicile, au Théâtre St-Denis II, le vendredi 28 septembre. Supplémentaire, le 22 mars 2013.

10.04.2012

Moment de réconfort

Le lait nous a habitué à ces charmantes publicités garantes de moments de réconfort.

Personnellement, je suis impatiente qu'on nous serve une pub où une petite fille portant un joli tricot se plaigne de maux de ventre... Après une nuit de coliques, une dame du CLSC de la MRC brave la tempête de neige, verre de lait sans lactose à la main, pour consoler la petite éprouvée par de longues heures douloureuses.

Cela dit, le lait maternel est aussi source de réconfort dans les publicités dernièrement. Entre autre chose, cette campagne avec Mahée Paiement qui déclare que "l'allaitement c'est glamour" dans sa robe à paillettes, en donnant le sein à son bébé. Une nouvelle campagne de la santé publique de Montréal, qui mandate ici Mahée Paiement comme ambassadrice, pour inciter la "femme du monde" à allaiter elle aussi. Si toi aussi tu travailles fort, que tu vas dans les 5 à 7, que t'aimes mettre du mascara sur tes faux cils... toi aussi même si t'es ben occupée et que t'as une vie de femme, tu peux allaiter.

C'est la nouvelle porte-parole qui le dit: "On peut être coquette, professionnelle et très occupée mais allaiter tout de même son enfant."

Je ne voudrais pas être mère en ce moment, ni être en pleine grossesse même si la démarche de DSP de Montréal est louable. Parce que toute cette publicité pro-allaitement (qui vise quoi au juste? à ce que les femmes allaitent dans les endroits publics sans gêne? Fassent un choix santé pour leur enfant?) ça me mettrait une pression é-n-o-r-m-e.

Et la dame de la Santé publique de Montréal qui en ajoute... "On est très loin des objectifs de l'Organisation mondiale de la santé, a déploré Marie-Hélène Doucet, responsable du dossier de l'allaitement à la DSP de Montréal. La recommandation mondiale est de nourrir exclusivement de cette façon jusqu'à six mois et de continuer jusqu'à deux ans." 

Je n'ai pas d'enfant, je n'ai qu'un chien... et je me sens coupable de ne pas l'allaiter. C'est dire. 


10.02.2012

Faire le poids

La meilleure réplique d'une journaliste télé à un courriel haineux d'un téléspectateur à propos de son poids...

L'article I-C-I



Musique et coloriage

Céline est too much. Sa pochette d'album est comme un sodoku, elle occupe l'esprit.

D'abord, la fille est beaucoup trop grande pour entrer dans le cadre. Sinon, pourquoi se pencher comme ça? A-t-elle mal au dos? Est-ce sa gaine qui limite ses mouvements? Yé tu si lourd c'te p'tit coeur là au point de devoir faire contrepoids par en arrière? La main dans ses cheveux, est-ce qu'elle est pognée là? Trop de spray-net? C'est sur... trop de spray-net, sinon ses doigts seraient pas raides de même... Et pourquoi le lapin n'est pas accroché comme les autres dans l'arbre? Et que fait-elle au juste avec sa bouche? ...

Le mot du jour: DOUCHET.

Le Conseil de presse blâme Le Journal de Montréal pour avoir publié les propos diffamatoires à l'égard de la CLASSE tenus par Richard Martineau.

D'abord, on se réjouit du fait que l'organisme (dont Quebecor n'est plus membre) soulève une telle faute professionnelle. Puis on sourit à pleines dents parce qu'on se dit que le Dieu de la typographie est avec nous.


Cc. M. Dany DOUCHET.
Douchet = Petit "douche" dans le langage de rue à Laval. Ou dans le vocabulaire technique chez Rona, une petite douche au masculin.

Voir la lumière



Lorsqu'un journaliste reçoit la visite d'une entité divine, ça donne à peu près ça:

"Peut-être parce qu'elles connaissent trop bien la mécanique de l'émission après neuf saisons ou qu'elles sont tout simplement plus franches que leurs prédécesseures, mais les candidates d'Occupation double 2012 ne se bercent pas d'illusions romantico-quétaines: elles participent à cette escapade californienne pour devenir des vedettes. Rien d'autre." (La Presse, 2 octobre 2012)

Hugo Dumas a vu la lumière: enfin, il comprend que les Monsieurs Pectoraux et Madames Barbie qui prennent part à Occupation Double le font par soif d'attention et de célébrité. Après neuf saisons, avouons quand même à sa décharge que ce n'était pas si clair...

HEIN!!! Pas vrai? Tu me niaises? Ils font ça pour voir leur grosse face à la tivi? J'te crois pas.